Visite d’une peintre-aquarelliste, Mme Nicole

En janvier 2016, nous avons eu la visite de Madame Nicole De Rouck, artiste-peintre rhodienne. Avec elle, nous avons admiré des reproductions de différents modèles d’aquarelles, sur le thème du gille et du carnaval de Venise où les personnes sont vêtues de superbes et magnifiques costumes, masques,…d’une originalité incroyable ! Ensuite, nous avons reproduit ces diverses aquarelles. Nous avons bénéficié de l’aide de Madame Nicole.
Un grand merci Madame Nicole De Rouck !

Le carnaval de Venise est une fête traditionnelle remontant au temps des chevaliers. Les couleurs, les formes, les costumes et les masques sont au rendez-vous. Il attire des foules considérables venues du monde entier. Les masques et les costumes garantissent l’anonymat. Le public est composé de différentes classes sociales. Il est même possible de mentir sur sa classe sociale. On choisit souvent la classe « inverse » à la sienne (ex : un pauvre prendra souvent l’habit d’un riche). Après la phase de confection des modèles, on y ajoute des détails tels que des dessins, des broderies, des perles, des plumes,… Le fait d’endosser un costume ne suffisait pas : il fallait donner un personnage à son costume et le jouer.
Le plus ancien masque du carnaval est l’arlequin. Son costume se compose d’un masque noir et d’une robe à losanges multicolores.
« La Bauta » est l’un des costumes les plus courants dans le carnaval. La forme particulière du masque assure la possibilité de manger et de boire sans avoir à l’enlever.
« La Gnaga » composée de vêtements féminins et d’un masque de chat. La personne porte un panier à son bras qui habituellement contient un chaton. Le personnage émet des cris stridents, miaule et est moqueur.
Beaucoup de femmes portaient un déguisement appelé « moretta ». Il se compose d’un petit masque de velours noir et d’un chapeau délicat. C’est un déguisement peu pratique car le masque devait tenir sur le visage en le tenant avec la bouche à l’aide d’un bouton à l’intérieur du masque.
Le port du masque a été de nombreuses fois contesté. Il permettait de transgresser les règles sans être reconnu. Il fut interdit au 14e siècle la nuit puis à l’intérieur des endroits religieux et durant les fêtes religieuses. Le but était de rétablir la morale et les bonnes mœurs que les porteurs de masques perdaient en étant anonyme.